Aide à domicile et maladie de Charcot : comment accompagner un proche atteint de SLA
Bien comprendre la maladie de Charcot pour mieux accompagner une personne âgée.
Petits-fils propose une aide à domicile adaptée aux personnes âgées atteintes de la maladie de Charcot, grâce à des auxiliaires de vie professionnels et expérimentés.
L’essentiel à retenir pour mieux comprendre la SLA et organiser une aide adaptée.
Qu’est-ce que la maladie de Charcot (SLA) ?
Définition et confusion fréquente avec Charcot-Marie-Tooth
La maladie de Charcot, aussi appelée sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Lou Gehrig, est une pathologie neurodégénérative rare. Elle touche les neurones moteurs chargés de transmettre les ordres du cerveau aux muscles. À la différence de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, qui est une neuropathie périphérique, la SLA entraîne une faiblesse musculaire progressive jusqu’à la paralysie complète.
Causes et mécanismes de la SLA
Les cellules nerveuses atteintes ne parviennent plus à transmettre les signaux moteurs. Les muscles cessent alors de fonctionner et s’atrophient progressivement. Les premiers signes incluent contractions musculaires, faiblesse dans les bras et jambes, troubles de l’élocution et perte d’autonomie. La maladie touche le plus souvent les personnes âgées entre 40 et 70 ans, avec une moyenne autour de 60 ans.
Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Charcot ?

Faiblesses musculaires et fourmillements
Les premiers symptômes se traduisent par une sensation de faiblesse dans les membres, des crampes et des fourmillements.
Signes bulbares et spasticité
La maladie peut aussi affecter la parole, la déglutition et entraîner une raideur musculaire.
Troubles respiratoires et déglutition
Avec le temps, la SLA provoque des difficultés respiratoires et un risque accru de fausses routes alimentaires.
Comment évolue la SLA ?
Progression typique mois après mois
La SLA est une maladie évolutive : les symptômes apparaissent souvent de façon discrète, puis s’intensifient progressivement. Dans les premiers mois, la personne peut ressentir une simple gêne musculaire ou des difficultés motrices localisées (marcher, tenir un objet, parler).
Peu à peu, la faiblesse s’étend aux autres muscles, entraînant des chutes, des difficultés à s’habiller seul ou à réaliser les gestes du quotidien.
Au fil des mois et des années, l’atteinte touche également la parole, la déglutition puis la respiration. La vitesse de progression varie beaucoup d’un patient à l’autre, ce qui rend un suivi médical régulier indispensable pour adapter la prise en charge et l’aide à domicile.
Formes lente, rapide ou génétique
La maladie de Charcot ne suit pas toujours la même trajectoire. Certaines formes dites « lentes » permettent de conserver une certaine autonomie pendant plusieurs années. À l’inverse, les formes « rapides » entraînent une perte d’autonomie en quelques mois.
Il existe également des formes familiales ou génétiques, plus rares, qui touchent plusieurs membres d’une même famille. Identifier la forme de SLA est essentiel pour anticiper l’accompagnement, choisir les aides techniques adaptées et organiser l’assistance à domicile de manière progressive et personnalisée.
Comment se fait le diagnostic de la maladie de Charcot ?
Examens cliniques et électroneuromyogramme
Le diagnostic de la SLA est complexe car il n’existe pas de test unique permettant de confirmer la maladie. Le neurologue commence par un examen clinique complet pour évaluer la force musculaire, la coordination, les réflexes et la motricité globale.
L’électroneuromyogramme (ENMG) est ensuite réalisé : il mesure l’activité électrique des muscles et des nerfs. Cet examen met en évidence une atteinte spécifique des motoneurones, caractéristique de la SLA. Associé à l’observation des symptômes, il permet de poser une première orientation diagnostique.
IRM, biomarqueurs et tests génétiques
Pour confirmer le diagnostic, des examens complémentaires sont prescrits. L’IRM cérébrale et médullaire permet d’écarter d’autres maladies neurologiques pouvant donner des symptômes similaires (tumeurs, scléroses, neuropathies). Les recherches actuelles s’orientent aussi vers l’identification de biomarqueurs dans le sang ou le liquide céphalo-rachidien afin de faciliter un dépistage plus précoce.
Dans certains cas, notamment si plusieurs membres d’une même famille sont touchés, un test génétique est proposé. Ces analyses permettent non seulement de confirmer le diagnostic, mais aussi de mieux comprendre l’évolution possible de la maladie et d’orienter la prise en charge médicale et sociale.
Quelle est l’espérance de vie avec une SLA ?
L’espérance de vie varie selon la rapidité d’évolution de la maladie. Chaque personne touchée par la SLA évolue différemment. Si la maladie reste aujourd’hui incurable, il est important de rappeler que son évolution peut être lente, et que de nombreux patients vivent plusieurs années en conservant une certaine autonomie.
Les avancées médicales et la mise en place rapide d’un accompagnement adapté permettent d’améliorer significativement le confort et la qualité de vie. Les aides techniques, la kinésithérapie, l’orthophonie, ainsi que le soutien quotidien d’une auxiliaire de vie formée, aident à mieux gérer les symptômes et à préserver le plus longtemps possible l’indépendance de la personne.
Avec un suivi médical régulier et une aide à domicile bien organisée, il est possible de continuer à vivre chez soi dans de bonnes conditions, entouré de sa famille et soutenu par des professionnels attentifs. L’essentiel est d’anticiper et d’adapter progressivement l’accompagnement pour maintenir la dignité, le confort et le bien-être au quotidien.
Quels traitements et aides médicales existent ?
Il n’existe pas encore de traitement curatif, mais certains médicaments ralentissent l’évolution de la maladie. La prise en charge repose sur une combinaison de soins médicaux, de kinésithérapie, d’orthophonie et d’aides techniques pour préserver l’autonomie.
Quel accompagnement à domicile pour une personne atteinte de SLA ?
Rôle de l’auxiliaire de vie et coordination médicale
Chez Petits-fils, les auxiliaires de vie sont diplômés et expérimentés (minimum 3 ans d’expérience ou certification Croix-Rouge). Ils sont en lien avec le médecin traitant et la famille pour adapter les interventions aux besoins réels du proche.
Aménagement du logement et matériel adapté
À domicile, l’auxiliaire de vie prend en charge les gestes du quotidien (lever, coucher, toilette, repas, déplacements) et s’adapte à l’aménagement du logement et au matériel.
Accompagnement de la fin de vie
L’auxiliaire de vie assure un accompagnement respectueux, centré sur le confort et la dignité de la personne âgée à chaque évolution de la maladie.
À retenir
- Un conseiller Petits-fils peut se rendre gratuitement chez la personne âgée touchée par la maladie de Charcot afin d’évaluer ses besoins.
- Les auxiliaires de vie Petits-fils sont formées pour s’occuper d’une personne âgée qui présente les symptômes de la maladie de Charcot. Toutes sont diplômées et expérimentées.
- Les services d’aide à domicile sur mesure de Petits-fils sont parfaitement adaptés aux personnes touchées par la maladie de Charcot.
Questions fréquentes sur la maladie de Charcot
La maladie de Charcot est-elle héréditaire ?
La maladie de Charcot peut, dans de rares cas, avoir une origine génétique, mais la grande majorité des personnes concernées développent la maladie de façon isolée, sans lien héréditaire.
Comment soulager les symptômes au quotidien ?
La kinésithérapie, l’orthophonie, la respiration assistée et un accompagnement à domicile adapté permettent de mieux vivre avec la maladie.
À quel âge survient la SLA en général ?
Elle apparaît généralement entre 40 et 70 ans, avec un âge moyen d’environ 60 ans.
Quels sont les signes de fin de vie liés à la maladie de Charcot ?
La perte de mobilité, les troubles respiratoires sévères et les difficultés d’alimentation marquent les derniers stades de la maladie.