Vous accompagnez au quotidien un proche en situation de handicap ? Votre présence, vos gestes, votre temps : tout cela compte. Et pourtant, cet engagement reste souvent invisible.

C’est là que la Prestation de Compensation du Handicap entre en jeu. En effet, la PCH comme aidant familial peut vous offrir une compensation concrète pour l’aide précieuse que vous apportez jour après jour. On vous explique qui peut en bénéficier !

PCH aidant familial : en quoi consiste cette aide dédiée aux aidants proches ?

Définition de la PCH

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) est une aide pour les personnes en situation de handicap qui rencontrent des difficultés importantes pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne. Elle est attribuée par le conseil départemental. Son objectif ? Compenser les surcoûts liés à une perte d’autonomie (aides humaines, techniques, aménagement du logement/transport, charges exceptionnelles ou animalières).

À qui s’adresse la PCH ?

Afin de bénéficier de la PCH, il faut remplir les conditions suivantes :

  •       Handicap : avoir soit une limitation absolue, soit au moins 2 limitations graves parmi 19 activités (se déplacer, se laver, parler, entendre, etc.).
  •       Âge : faire une première demande avant 60 ans ou avoir un handicap reconnu avant 60 ans. Au-delà, il faut être en activité professionnelle pour y prétendre (sinon l’APA sera privilégiée).
  •       Ressources : pas de condition de revenus pour y avoir droit, mais la prise en charge (100 % ou 80 %) dépend du niveau de ressources .
  •       Résidence : résider en France de manière stable et régulière.

Quelles sont les conditions pour bénéficier de la PCH en tant qu’aidant ?

Les modalités selon le lien familial et la situation professionnelle

Oui, vous pouvez donc être dédommagé par la PCH comme aidant familial si vous aidez régulièrement un proche handicapé à titre non professionnel. Le lien de parenté ou d’alliance est alors pris en compte, mais n’est pas obligatoire : vous pouvez être un conjoint, un enfant, un parent, un frère, un voisin ou un ami (dans ces deux derniers cas, on parle alors de proche aidant). En revanche, les parents d’un enfant handicapé ne peuvent pas percevoir ce dédommagement simultanément pour les mêmes heures.

Comment la notion de compensation du handicap influence l’attribution

La PCH comme aidant familial a été conçue pour compenser les limitations d’autonomie d’une personne en situation de handicap, pas pour rémunérer un aidant comme un salarié. Ce principe guide ainsi l’attribution de cette aide :

  •       c’est le besoin d’aide humaine de la personne handicapée qui est évalué (et non la disponibilité de l’aidant) ;
  •       le plan de financement est établi par la MDPH après une analyse précise : nombre d’heures d’aide nécessaires, type d’actes à compenser (toilette, repas, déplacements, etc.) ;
  •       l’aidant peut ensuite être rémunéré ou dédommagé pour tout ou partie de ce volume horaire.

 

En clair, ce n’est pas l’aidant qui « ouvre des droits », mais bien le niveau de handicap du proche aidé et la reconnaissance de ses besoins concrets au quotidien. L’évaluation des besoins est réalisée par une équipe pluridisciplinaire, qui peut proposer un rendez-vous ou une visite à domicile.

Chiffres clés : En France, environ 11 millions de personnes accompagnent un proche en perte d’autonomie.

Comment faire une demande de PCH en tant qu’aidant familial ?

Les démarches administratives étape par étape

Pour faire une demande de PCH comme aidant familial, ce n’est pas vous qui initiez la démarche, mais la personne handicapée que vous accompagnez. C’est elle (ou son représentant légal) qui doit déposer un dossier auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de son département.

 

Voici les étapes clés :

  1. remplir le formulaire Cerfa n°15692*01, en cochant la case « Aide humaine » ;
  2. joindre tous les documents nécessaires ;
  3. envoyer le dossier complet à la MDPH (par courrier ou en ligne selon les départements) ;
  4. attendre la notification de décision, généralement dans un délai de 4 à 6 mois.

Les pièces justificatives à préparer

Le dossier de demande de PCH comme aidant familial doit contenir :

  •       un certificat médical récent (moins de 6 mois) ;
  •       une justification du domicile ;
  •       le formulaire dûment rempli (incluant les besoins d’aide humaine) ;
  •       le cas échéant, une attestation sur l’honneur de la personne qui apporte l’aide ;
  •       des documents précisant le lien avec la personne aidée, et éventuellement votre situation professionnelle (en cas de demande de dédommagement).

Le rôle de la MDPH dans l’attribution de la PCH

La MDPH est le guichet unique pour toutes les demandes liées au handicap. Ainsi, c’est elle qui :

  •       analyse les besoins d’aide humaine de la personne handicapée ;
  •       évalue le niveau de perte d’autonomie et le type d’aide nécessaire (actes essentiels du quotidien, surveillance, déplacements, etc.) ;
  •       propose un plan personnalisé de compensation, avec un nombre d’heures ;
  •       détermine si l’aidant familial peut être dédommagé via la PCH ;
  •       transmet la décision finale à la personne concernée, et non directement à l’aidant.
Citations : “Le parcours d’un aidant est souvent semé d’embûches, d’autant plus s’il s’agit de monter un dossier sans accompagnement.” (France Assos Santé).

Quels montants et formes de rémunération pour les aidants familiaux ?

La rémunération ou dédommagement : quelle différence ?

Dans le cadre de la PCH, deux types de reconnaissance financière sont possibles pour l’aidant :

  1. Le dédommagement : il concerne les aidants non professionnels (famille, proches) qui aident à titre personnel. Il ne s’agit pas d’un salaire mais d’une compensation financière, versée par le conseil départemental via la PCH.
  2. La rémunération : dans certains cas, l’aidant familial peut être salarié de la personne aidée, notamment si celle-ci choisit le mode emploi direct (via le CESU). Il s’agit alors d’un vrai contrat de travail, avec cotisations sociales et bulletin de paie.

Les plafonds et montants prévus selon le SMIC horaire

Le montant versé dépend du nombre d’heures d’aide validées par la MDPH et du lien de parenté entre l’aidant et la personne handicapée. En 2025, les plafonds horaires sont indexés sur le SMIC net :

  •       4,78 € de l’heure ;
  •       ou 7,16 € si l’aidant familial réduit ou abandonne son activité professionnelle.

 

À partir du 1er avril 2025, le dédommagement PCH comme aidant familial ne peut pas dépasser 1 231,15 € net ou 1 477,38 € net pour le maximum majoré.

Le statut d’aidant salarié dans le cadre de la PCH

La PCH permet aussi à un proche de devenir salarié officiel de la personne aidée. Cela implique alors de conclure un contrat de travail, de réaliser des démarches administratives (Urssaf, CESU, bulletin de salaire) et de respecter le droit du travail (repos, congés, horaires, etc.).

 

Ce statut est envisageable pour les aidants non membres du foyer fiscal,ou dans des cas très encadrés pour les membres de la famille vivant avec la personne aidée. Il est souvent utilisé quand l’aide quotidienne dépasse un certain seuil ou nécessite une présence continue.

Bon à savoir : Le dédommagement d’un aidant familial ne peut excéder 50 % du SMIC brut horaire (ou 75 % si l’aidant réduit ou cesse son activité professionnelle).

Les solutions d’accompagnement de Petits-fils pour les aidants familiaux

Des auxiliaires de vie diplômés pour les actes du quotidien

Toilette, habillage, préparation des repas, déplacements à domicile ou à l’extérieur : nos auxiliaires de vie Petits-fils sont formés pour prendre votre relais sur tous les actes importants de la vie quotidienne. Grâce à leur expérience et leur qualification, elles interviennent avec tact et professionnalisme, toujours dans le respect du rythme et des habitudes de votre proche.

Un soutien sur-mesure adapté au niveau de perte d’autonomie

Chez Petits-fils, nous savons que chaque situation est unique. C’est pourquoi un plan d’aide à domicile personnalisé est élaboré en lien avec le niveau de perte d’autonomie de la personne accompagnée : soutien ponctuel ou présence 7j/7, de jour comme de nuit. L’objectif, c’est d’offrir un cadre sécurisant et vous soulager en tant qu’aidant familial, sans rupture dans le quotidien.

Remplacer un aidant familial grâce à une aide professionnelle

Besoin de souffler quelques jours, de partir en vacances ou simplement de prendre du recul ? Petits-fils propose des solutions de remplacement temporaire pour les aidants familiaux. Une auxiliaire de vie prend votre relais en douceur, pour que votre proche continue à recevoir une aide de qualité et sans interruption.

Citations : “Petits-fils apporte une réponse humaine pour préserver l’équilibre entre vie personnelle et vie d’aidant.” – Témoignage d’un client Petits-fils

Qui peut être considéré comme aidant familial pour la PCH ?

L’aidant familial peut être un parent, un enfant, un frère ou une sœur, un conjoint, un partenaire de PACS ou un concubin qui accompagne régulièrement une personne en situation de handicap, sans être professionnel de l’aide à domicile.

Comment est calculée la rémunération d’un aidant familial dans le cadre de la PCH ?

La rémunération dépend du nombre d’heures d’aide accordées par la MDPH et du tarif horaire fixé (entre 4,76 € et 8,50 € brut/heure en 2025 selon le lien familial). Le versement est effectué via la PCH versée à la personne aidée.

Quel est le délai moyen de traitement pour obtenir la PCH en tant qu’aidant ?

Le délai varie selon les départements, mais il faut compter en moyenne 4 à 6 mois entre le dépôt du dossier auprès de la MDPH et la décision d’attribution.