La nutrition chez les personnes âgées

La dénutrition est un problème qui touche beaucoup de personnes âgées, entrainant l’affaiblissement de leur système immunitaire. Et plus les personnes sont vulnérables, plus les conséquences sont lourdes: développement de maladies, temps de convalescence plus longs… D’où l’importance de bien manger pour retarder le vieillissement et prévenir ou limiter les pathologies qui lui sont liées.

Les besoins nutritionnels des personnes âgées

Les études révèlent qu’à domicile comme en institution, la plupart des personnes âgées n’ont pas une alimentation adaptée à leurs besoins, qui sont équivalents voire supérieurs à ceux d’un adulte normal.

A titre d’exemple, voilà quelques chiffres à avoir en tête :

  • Il faut boire 1,5 litres d’eau par jour après 65 ans
  • Il faut prévoir un peu plus en cas de fièvre ou de canicule
  • Un homme a besoin de 2000 Kca par jour, et une femme de 1800 Kca par jour
  • Ce besoin augmente en cas de maladie
  • Chaque individu âgé a besoin de l’équivalent d’1 gramme de protéines (animales et végétales) par kilo
  • Pour avoir une idée de ce que cela représente, sachez que 20 g de protéines sont contenus dans chacune des portions suivantes :

- 100 g de viande ou de poisson
- 2 œufs
- 3 ou 4 yaourts
- 250 g (poids cuit) de légumes secs (lentilles, haricots secs, pois chiche…), soit 75 g poids sec
- 500 g (poids cuit) de pâtes, riz, semoule, soit 150 g poids sec
- 1 baguette

Les signes de la malnutrition

Plusieurs symptômes peuvent alerter sur un apport alimentaire insuffisant : perte d’appétit, amaigrissement, diminution de la force musculaire, fatigue physique, diminution de l’activité physique, récupération de plus en plus mauvaise, œdèmes… Il ne faut pas hésiter à consulter rapidement un médecin qui pourra établir son diagnostic.

Les causes de la malnutrition

Le fait de mal se nourrir et de se retrouver en état de dénutrition ne s’explique pas par un seul facteur : outre le vieillissement physiologique, l’environnement joue un rôle capital dans le rapport à la nourriture. Plus une personne est seule et isolée, plus les risques de déprime sont grands. Le moment du repas est de moins en moins convivial et n’incite pas à se mettre à table. Cet état est encore accentué en cas de maladie, de prise de médicaments ou de régime sévère suivi pour un traitement.

Comment lutter contre la malnutrition ?

Le meilleur traitement contre la malnutrition reste encore la prévention. Voici quelques conseils à mettre en œuvre autant que possible :

  • Veiller à avoir une alimentation équilibrée, diversifiée et régulière pour éviter la monotonie et retrouver l’envie de manger
  • Bien assaisonner les aliments pour faire réagir les sens
  • Boire beaucoup d’eau
  • Être entouré(e) aussi souvent que possible pour éviter de prendre ses repas seul(e)
  • S’ouvrir l’appétit en pratiquant une activité physique adaptée

Afin d’éviter les mauvaises habitudes qui peuvent mener à la dénutrition, il est fortement conseiller de tisser un réseau de voisinage avec des amis, les pharmaciens, les commerçants, et ne pas hésiter à faire appel à une auxiliaire de vie pour l’aide et la préparation des repas, et éventuellement pour aider à la prise des repas.